Voici un petit article écrit par Lee-Manuel Gagnon de la Clinique du Coureur
Un petit brin de vie: j’avais 6 ou 7 ans quand j’ai été introduit bien malgré moi à la course à pied au début des années 80 par mon sportif de voisin « Pilou » (Raymond Picard de son vrai nom) du chemin St-Jacques à Crabtree dans la région de Joliette au Québec. Pilou était le voisin « cool » avec qui moi, ma soeur et mes amis allions jouer au soccer et s’amuser sur son terrain. Il s’entraînait chaque année pour courir le Marathon de Montréal. Ma soeur et moi avions même passé naïvement la matinée à écouter le Marathon à la télé (diffusé à Radio-Canada à l’époque… pourquoi plus maintenant??) dans le but de le voir. Eh bien nous l’avions vu!! (avec beaucoup de chance!)
Quand j’ai commencé à m’intéresser à la course 20 ans plus tard (!!!), j’ai souvent tenté de me souvenir ce que j’avais appris en voyant Pilou courir: la fréquence de ses entraînements, la longueur de ses sorties, les chaussures qu’il portait, l’engouement général pour la course à pied, etc.
À force de travailler au coeur de la course à pied et de comparer le sujet présent avec le passé, beaucoup de questions me viennent quant aux différences et similitudes entre les 2 époques.
Mon ami Jimmy du « Coureur Nordique » à Québec m’a donné accès à une panoplie de mensuels d’athlétisme québécois des années 80 qui lui ont été offerts par un client satisfait (!) qui les avait dans son sous-sol et voulait s’en débarrasser. Ces petites revues jaunies sont de véritables bibles de statistiques et d’articles intéressants s’étant « biodégradés » et ayant disparu avec le temps.
Pour lire la suite de l’article, http://www.therunningclinic.ca/blog/2011/10/notre-ere-vs-les-annees-80/
Bon matin chers et chères adeptes de course à pied! En furetant sur youtube, j’ai trouvé cette vidéo. Les jours où vous vous sentez moins motivés, regardez cette vidéo! Une belle source d’inspiration.
http://www.youtube.com/watch?v=BC81zafp35g&feature=player_embedded
Bonne fin de journée!
Sonia Bradette, présidente du club de course
Michel Villeneuve est membre de notre club de course. C’est un coureur que j’admire beaucoup. Michel m’a donné de judicieux conseils lors de mon premier marathon, puisqu’il compte plusieurs marathons à son actif. Michel ne fait pas que s’entraîner! Il travaille à temps plein, est le papa de trois garçons et est même grand-papa depuis peu! En 2007, soutenu par son extraordinaire conjointe Denise Huneault, il décide de parcourir 300 kms à pied pour la cause d’Alexandre, un enfant malade. Il est parti de Québec et s’est rendu à Ste-Sophie. Tout qu’un exploit! Cette semaine, je suis allée visiter le blogue qui traite de cet événement. Je vous invite à y aller! Vous y trouverez des photos, des vidéos et des moments très émouvants. Vous pourrez suivre Michel presque pas à pas dans son défi! Voici ce que Michel a dit avant son départ: « Les deux premiers jours seront très demandants et ardus physiquement ! La clef du succès sera un départ très discipliné; il ne faut pas que j’embarque dans la cadence des escortes de polices et pompiers… ce sont eux qui doivent suivre ma cadence. En partant avec Alex, j’aurai mon emblème de courage qui me permettra d’être très discipliné. À partir de la troisième journée, ce sera une course qui sera très mentale, la plus grosse journée du périple. Et je ne sais pas trop à quel moment? mais je sais que ce moment arrivera où je serai dans un autre état ! Un état où je n’ai jamais accédé jusqu’à aujourd’hui, un état spirituel profond, la force supérieure que nous possédons tous mais que nous ne développons pas dans notre vie quotidienne, mais qu’Alexandre a depuis fort longtemps acquis juste pour vivre.Je suis sûr qu’à cette étape de ce périple , je devrai puiser dans mon réservoir de courage. Si toutefois le corps se rebelllait où ne voudrait plus répondre, j’aurai utilisé tout mon coeur et tout mon pouvoir et j’en serai fier ! Peu importe la vitesse à laquelle nous avancerons, l’important est de ne jamais arrêter ! Pour visiter le blogue mis en place pendant sa course, cliquez sur:http://espace.canoe.ca/coursedelespoir/
Sonia Bradette, présidente du club de course les Godasses du nord
Je remercie Simon-Michel de nous avoir partagé son histoire de coureur. Tu démontres que la course à pied est accessible à tous! Simon-Michel sera aussi papa pour la quatrième fois dans quelques semaines! Félicitations!
Sonia Bradette, présidente du club de course les Godasses du nord
Tous les chemins mènent à la… course
Mon histoire de coureur, plutôt récente, n’a rien d’extraordinaire ou de spectaculaire, mais elle montre bien que la course est accessible à tous. Avant de commencer à courir régulièrement, j’étais un peu comme la majorité des gens : je détestais courir et je me croyais « poche ». Je ne voulais pas aller courir en pensant que les gens allaient rire de moi.
Mon premier contact avec le monde de la course c’est fait à l’Université du Québec à Trois-Rivières en septembre 2001, lors de la Course chiropratique organisée par la faculté dans laquelle je débutais mes études. Après les initiations, les étudiants en place avaient un peu forcé les nouveaux à être bénévoles pour le déroulement de la course.
Ayant bien aimé mon expérience de bénévole, je me suis impliqué dans l’organisation de la course pour en devenir le directeur dès 2002 et d’organiser l’événement jusqu’en 2005. À ce moment, je ne courrais pas encore. J’ai quand même côtoyé beaucoup les gens du Club Milpat de la Mauricie et j’adorais la journée de la course. C’était une course du circuit V02 Max où nous avions en entre 175 et 300 coureurs. Plusieurs bons coureurs y participaient, notamment Terry Gehl, qui a gagné toutes les éditions auxquelles il a participé.
Pour ceux qui n’ont jamais organisé un tel événement, il faut savoir qu’il y a beaucoup de préparation à faire. Trouver des commanditaires, publiciser la course, contacter la ville et le service de police pour les fermetures de rues, trouver une équipe de 75 bénévoles pour assurer le bon fonctionnement de la course… Et la journée de la course, débuter le montage du parcours à 4h du matin, rendez-vous des bénévoles à 6h, s’assurer du bon fonctionnement des épreuves et terminer la journée tard en après-midi après avoir, probablement, couru plusieurs fois les 10km de la course pour régler tous les petits problèmes de dernière minute!!! Lors de l’édition de 2004, ma première fille a même décidé de venir au monde la nuit avant la course après 24 heures de travail pour ma conjointe. Faites le calcul, il ne me restait pas beaucoup d’heures de sommeil.
Après avoir gradués en 2006, ma conjointe et moi, avions décidé de découvrir le Québec et nous nous sommes installés à Sept-Îles pour débuter ma carrière de chiropraticien avec, à ce moment, nos deux filles. Et c’est en 2008 que j’ai commencé à courir après qu’un de mes amis m’ait lancé le défi de courir un demi-marathon à la fin de l’été. J’ai donc commencé à courir pour ne pas avoir l’air d’un faible. Vraiment, toutes les raisons sont bonnes pour courir.
C’est alors que j’ai découvert que je pouvais faire de la course et aimer ça. Au début, c’était vraiment par orgueil que je me forçais à courir 3 ou 4 fois par semaine, mais je me suis rendu compte que j’aimais ça et que je m’améliorais rapidement. Les premières semaines, j’avais de la difficulté à faire plus de 3 ou 4 km et au bout de quelques mois, après avoir perdu plusieurs kilos, j’ai réussi à courir 21,1 km.
En trois ans à courir là-bas, j’ai fait des dizaines et des dizaines de kilomètres sur les plages de Sept-Îles et Moisie et sur la route 138. J’ai même déjà couru, sur plus de 2 km, avec une femelle orignal qui courait à mes côtés. Alors qu’un autre matin, en revenant à la maison, il y avait un ours qui m’attendait sur le balcon. Et d’autres matins, je pouvais voir quelques baleines près des plages. Vraiment un bel endroit pour courir. La température y était toujours idéale, fraîche. Seul bémol, le vent soufflait toujours dans la même direction : de face !!! J’ai aussi eu la chance d’être un des porteurs de la flamme olympique en décembre 2009 à Baie-Comeau. Je portais la barbe un peu plus longue à ce moment là…
L’été dernier, ma conjointe, nos trois filles et moi sommes revenus nous installer dans la région de Saint-Jérôme et j’ai couru mon premier Marathon à Montréal en septembre dernier. Le plus ironique, c’est qu’à moins de 2 km de la fin, on croise la rue Sherbrooke, qui est la « foutue » route 138 !!!
Bien que je n’aimais pas du tout courir il y a quelques années, j’ai par la suite développé une passion pour la course qui va bien au-delà des performances, et qui me permet de rester en santé et de m’amuser. Tout ça grace à un simple défi lancé par un ami. Et maintenant j’aime bien aller courir ave les membres des Godasses !!!
Simon-Michel Bélisle






